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Radio One : L'autre géant des médias afro américains aime le web

Connaissez vous Radio One ? L’équivalent de BET mais pour la radio aux États-Unis est un monstre des médias.
Voici ce que cela donne en chiffres :

-53 sociétés de radios à travers les Etats-Unisradio one
-1 magazine papier : Giant
-1 chaine de télé : TV One.
-1 agence interne de conseil en marketing
-7 sites à forts trafics : TheUrbanDaily, Eleven8, NewsOne, Hello Beautiful, le géant BlackPlanet,…
-88% de couverture de la population afro américaine
-Cotation au Nasdaq

Radio One est comme son nom l’indique un acteur historique de la radio, dédié au marché des afro américains.
Sur un secteur où il est inutile de penser rivaliser avec BET en télévision, Radio One a investit le web de bien belles manières. En effet, le network a racheté le 1er réseau social dédié aux afros américains pour 38 Millions de dollars,  Black Planèt. Ce mastodonte (17 millions de membres) souvent dans le top 10 des réseaux sociaux aux Etats-Unis, est le fer de lance de la stratégie en ligne de Radio One. Autour de cela, ils ont su agréger intelligemment un ensemble de sites de contenus, sur des thématiques diverses et variées. Face à la chute des revenus publicitaires de la radio, Radio One réagit bien, et se paye une présence web originale et efficace.

En face, le network online de BET, malgré une refonte récente, reste bien trop scotché à ses formats TV et comptabilise 2,4 Millions de membres. Sur le créneau Urban, Marc Ecko et son réseau autour de son site fleuron Complex rivalise en terme de qualité, mais pas encore en volume, avec ses 100 millions de pages vues, et ses 24 supports ultra ciblés.

Contestations contre l'égémonie annoncée des majors du web social

Alors que Universal McCann scande « Plus de pouvoirs aux gens » dans son dernier rapport sur les médias sociaux, on assiste à un phénomène curieux : Une mise en accusation de certains services du web social, ou en tout cas de leurs dérives potentielles par une partie de ceux qui les font, les influenceurs.

L’esprit Internet a toujours été synonyme de liberté. Et cette liberté est représentée plus que jamais par les blogs, véritables espaces où l’utilisateur contrôle tout sur son petit territoire. Chacun a droit à son petit territoire et le gère et le partage comme il l’entend avec les autres, ca c’est la liberté Internet.

Mais sont arrivés, les Médias Sociaux. Au départ ils essayaient de répondre à des besoins complémentaires : Agréger l’information, Nouer des relations… Mais les vc’s, stock, equity, et autres mots sentant la finance se sont emparés du phénomène (le rendant global et puissant au passage) mais aussi en contraignant ces sociétés à des modèles de rentabilité attendus dans ce genre de profession.

Les Médias Sociaux sont alors devenus gourmand, et agréger l’information, répondre à un besoin complémentaire ne suffît plus. Ils voulurent tout contrôler : Le contenu (produit par les utilisateurs et beaucoup par nos fameux influenceurs), et surtout… les conversations. Cœur idéologique des médias sociaux, les conversations (et le contenu) sont ce qu’on monétise car là elle l’attention. Et l’attention ca intéresse les annonceurs. Cela a un effet finement pervers : Le vrai capital des Médias Sociaux est ce qu’apporte les influenceurs, les gros producteurs, et gros fournisseurs de conversation sur le support. Et ce capital est évalué à 0€ par tout bon média social qui se respecte. Du coup, ca commence à tiquer du coté des gros influenceurs. On a vu par exemple le rappeur US, Diddy tentant de valoriser sa présence sur Twitter auprès de Twitter même…

Les fameuses protestations se sont cristallisées autour de Friendfeed, suite à l’annonce de son arrivée en France, et continue sur ReadWriteWeb, et encore ici.

Ceux qui risquent vraiment d’être à la peine sont finalement ces fameux Médias Sociaux. Ils peinaient déjà à être rentable, et si maintenant les influenceurs deviennent exigeants avec leurs contenus et discussions cela ne risque pas d’améliorer leur situation. En effet, les annonceurs ne sont pas dupes et préfèrent les stratégies qui impliquent directement les influenceurs, aux investissements publicitaires sur les Medias Sociaux.

Concernant Friendfeed, le phénomène de croissance qu’on observe aujourd’hui en France est aussi prévisible que celui observé aux Etats-Unis, il y a 1 an, où sa période de croissance de folie s’est très vite arrêtée. Quand NewsCorp pense à faire de MySpace un univers de jeux, nouveau créenau ultra rentable, la nouvelle piste de FriendFeed est la suivante : Devenir un nouveau paradis annoncé des pirates en permettant le partage des fichiers…

Google + Ghana + Obama

La visite de Barack Obama dans ce pays africain en début de mois a donné des idées et du travail à quelques personnes. Le géant du web américain Google a en enfin collaboré avec l’office du tourisme local afin de créer un site dédié permettant de capitaliser sur l’afflux de recherche enregistré sur les termes Obama+Ghana. Le site proposé est un mashup plus ou moins harmonieux de tous les services Google. Le Ghana rejoint ainsi l’Afrique du Sud et et l’Egypte. Google poursuit tranquillement son avancée sur le web africain et arrive même à assurer le rôle de conseil pour les collectivités africaines. Scary…

obama

Visiter le site.

Via accessoweb

Des cartes à découvrir

J’adoore les cartes ou tout autre expérimentation de visualisation de données. Je suis même un fan de l’émission d’Arte, « Les dessous des cartes ». J’en dessinais en cours, au lieu de pendus…. En voici deux pour vous !

L’atlas mondial de l’innovation.

carte1

The exploding Internet

Via Aziz.

Interview Oanisha & Rencontres Ephémères

Le mois dernier, j’ai eu le plaisir de rencontrer le couple derrière la boutique en ligne Oanisha : Tess & Fred. Nous avons pu discuter de l’histoire de la boutique, ainsi que de sa stratégie et sa vision du marché. Voici notre discussion retranscrite pour vous :

Satyam : Pouvez vous nous présenter le concept de la boutique en ligne Oanisha et sa génèse ?
Tess & Fred : Oanisha veut dire « Ce qui procure l’harmonie » en swahili. Oanisha est un curl shop. Un curl shop est une espace beauté dédié aux cheveux naturellements bouclés. Ce concept est largement développé dans les pays anglosaxons. Nous avons pu le découvrir au cours de nos voyages, et avons détecté une opportunité en France, où aucune site de ecommerce ne proposait ce concept. Cette opportunité était mise en exergue par le fait que Tess ressentait personnellement ce besoin. Le succès en France du forum Boucle et cotons dédié au sujet ou l’exemple de CurlMart aux Etats-Unis représentaient des signes forts pour une opportunité à entreprendre sur ce marché.

Après une étude de marché de près de 6 mois, avec beaucoup de recherches, d’investigations et de veille, nous nous sommes lancés.

Satyam : Quel est la répartition des taches entre vous ?
Tess & Fred : Tess s’occupe de la gestion du catalogue et des produits, de la relation avec les fournisseurs et les clients. Fred, lui, s’occupe de la gestion technique et marketing, de tous les aspects spécifiques au Web, et de la logistique.

Satyam : Quels ont été les difficultés rencontrées ?
Tess & Fred : Elles ont été d’abord d’ordre réglementaire. Les produits présents sur ce marché doivent respecter les critères sanitaires et standards européens, comme tous les autres produits de beauté. Notre approche, nous a poussé a aller plus loin, en testant soigneusement tous les produits aussi en interne afin d’écarter tous produits dangereux, comme les défrisants, les produits au paraben ou au silicone. Nous sommes animés d’une vraie démarche écolo, bio et naturelle. Cela est inscrit dans l’ADN de la marque Oanisha. Pour cela nous travaillons avec des institutions sur le marché comme Cosmébio, BIDH, Ecocert, Nature et progrès. Cela demande beaucoup de rigueur.

La deuxième difficulté a été de travailler avec les réseaux de distribution existants, à structurer nos relations, pour mettre en place des procédures de gestion de stock et de logistique rigoureuse. Cela a demandé énormément de travaux de construction en interne et avec nos relations avec les marques, coiffeurs…

La dernière difficulté et non la moindre a été le financement. Après quelques difficultés nous avons pu nous financer pour moitié avec des banques et pour l’autre avec nos fonds propres.

Satyam : Comment vous vous y êtes pris pour vous faire connaitre ? Quelle a été votre Stratégie Marketing ? Notamment pour vous différencier par rapport à vos concurrents.
Tess & Fred : Le concept était particulièrement novateur en France, les objectifs ont donc été plus d’établir notre notoriété et de nous inscrire dans l’écosystème national. Nos actions ont été des présences dans les salons, puis de l’évènementiel avec l’organisation des « Rencontres Ephémères« , supportées aussi par des actions de marketing comme du SEM (Achats de liens sponsorisés), du street (Flyer), de l’animation de communauté (Réseaux sociaux et viral), et l’animation de notre Newsletter. A noter que nous préparons une grosse Opération spéciale pour les 2 ans d’Oanisha.

Satyam : Les rencontres éphèmères commencent à devenir presqu’incontournables. Quel a été la génèse de l’initiative et quels sont ses objectifs ?
Tess & Fred : Nous avons constaté l’émergence d’un réseau d’entrepreneurs responsables, multiculturels, qui partagent un certains nombre de valeurs avec nous. Nous avons essayé de mettre en place un évènement permettant le networking, la détection de partenariats, et la promotion du « Travailler ensemble ». Cela pour favoriser l’émergence de synergies et de projets. Les rencontres éphémères étaient nées.

Vous pourrez retrouver Oanisha, aux prochaines rencontres éphémères, les 14 et 15 Mars 2009 à l’espace Kiron, Paris XIème.

Ce qui secout mon web en ce moment…

Le modèle économique du FranceAntilles.fr fait parler les bloggeurs antillais
Payant=Le mal, Pas payant=Le bien, partant de ce postulat de base, la petite blogosphère antillaise commente vivement le choix stratégique du titre de Hersant Média. Tous se félicite en tout cas de ce mouvement de cet acteur de référence.
Mettre en libre accès du contenu pour lesquels les lecteurs antillais payent auraient été un suicide pour le journal, le marché publicitaire en ligne étant émergent dans nos régions. Après le challenge est de développer un vrai produit-compagnon au quotidien, soit un service complètement original permettant de compléter l’offre papier sans la cannibaliser. J’aime bien les challenges et je suivrai cette aventure assidument. Vive le France Antilles en ligne !

Conséquence de la coupure de Google aux Antilles, Techcrunch parle de la Martinique
Techcrunch le média qui effectue une revue assidue du meilleur du web, parle aujourd’hui de la Martinique. Et ce n’est pas pour parler d’un quelconque entrepreneur de talent, d’une start-up à se taper les fesses par terre, ou d’un concept hallucinant, mais pour faire état d’un triste évènement : Google inaccessible depuis de trop nombreuses heures en Martinique et en Guadeloupe. Le problème viendrait de Orange, selon Bondamanjak. Plus de Gmail pendant plus d’une heure, personnellement cela veut dire apoplexie, bouffées de chaleur, poussée d’urticaire, et vomissements violents… Courage ! On m’a parlé d’un câble sous marin et d’une concurrence à relancer….
Antoine et Gilles bravo pour les backlinks de luxe ;)

Ushaidi se paye un deuxième déploiement en français pour les évènements en RDC Congo
L’open source innovant par les africains et pour résoudre leurs problèmes cela donne Ushaidi. J’en ai déjà parlé sur ce blog. Ce joli bijoux issu de cerveaux frais et performants kenyans et sud africains, lance une version de son moteur de collecte et diffusion d’informations terrains dédiée aux évènements qui se déroulent actuellement en République Démocratique du Congo. C’est ergonomique, efficace, intelligent, apporte un contenu réellement informatif, et est DD-friendly (DD=Développement Durable).

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La distribution et la promotion musicale aux Antilles répondent aux abonnés absents…

A l’instar des banques françaises face à la crise américaine des subprimes, le petit univers de la musique antillaise n’est pas en reste face à la crise nationale du disque.
Ca ne se vend plus, ca pirate trop, et puis le marché est trop petit… rien de très original ! A entendre certains, on remballe, et on passe à autre chose. L’autre chose, pour certains, c’est le Live, pour d’autres c’est plus de qualité, voir un autre public…
Autopsie d’une industrie qui n’en a jamais été une, et propositions de tentatives de réanimation.

Production et Marchés
Vous avez tous zouké pendant ces vacances sur le son de la chanteuse guyanaise Fanny et de son « Ancrée à mon port ». Son succès, et celui de nombreux autres artistes, nous montre que la qualité de la production de musique antillaise n’est pas en cause ici.
Les Warren, Soumia, Fanny, Princess Lover, Slai, Soft, Ka’koustik, Soft (oui, j’aime donc je répète), Erik et autres Admiral T sont les valeurs sûres actuelles, montantes et qui ont su se faire une place à côté des classiques comme Kassav, Tanya Saint-Val, etc… La créativité et les efforts de promotion liés à ces artistes sont inversement proportionnels aux trésors de talent qu’il a fallu pour produire ses œuvres.
Les grands labels ont vite compris l’intérêt de se positionner sur ces marchés qu’on avait vite placé dans le fourre-tout des « Musiques du Monde ». Et on voit apparaitre des initiatives comme la division Caribbean Music du label Wagram, qui a inondé les ondes des radios communautaires parisiennes et des radios locales aux Antilles avec leur Décalé Gwada, de Jessy Matador.
Il ne s’agit plus dès lors de vendre de la musique considérée créole par le mass market (J’appellerais cela le paradigme de la Compagnie créole…) mais de cibler un nouveau public adepte de ces musiques, de leur proposer des productions de qualité, et de mettre en place des stratégies spécifiques. C’est la seule manière d’avoir des productions non vides de sens, sans pour autant ne pas tenter d’élargir son audience (Et ca c’est le paradigme du Hiphop des ghettos noirs américains qui devient culture mainstream nationale aux Etats-Unis).
Par contre, très peu d’initiatives sont lancées pour développer des artistes antillais sur les îles anglaises, et hispanophones, en UK ou aux Etats-Unis. Les producteurs de musique jamaïcaine et haïtienne ne vont pas s’en plaindre… (Je pourrais vous parler du succès des premiers qui ont pensé à organiser des soirées Zouk à New-York, mais bon, ca c’est anecdotique).
Maintenant que nous sommes rassurés sur l’existence d’un marché, voir de plusieurs, et de produits de qualité, vient le moment de réfléchir à leur mise sur ce dit marché.

La distribution : Nerf de la guerre
Car plus qu’une crise de l’industrie du disque, c’est surtout le mode de distribution de la musique qui mérite une refonte. Les modes de consommation ont changé avec l’arrivée du web. On achète en ligne, sur une multitude plates formes différentes, les acteurs changent, leurs métiers aussi.

La plate forme de vente numérique : Qui semble être le partenaire stratégique à viser. Et comme celles-ci ont trouvé que ce n’était pas leur métier de dealer avec les artistes, est apparu un nouvel acteur : l’agrégateur de musique, qui prend le nom même des fois de label virtuel, interactif, ou ce qu’on veut. Son rôle est de ramasser la copie musicale et de la mettre en ligne sur le maximum de plates formes de vente en ligne.

La vente directe : Impensable il y a quelques années les artistes peuvent même vendre eux même leur musique ! Et cela est possible grâce à des petits outils qui fleurissent et sont déclinés à toutes les sauces depuis quelques mois : les widgets. Voici un beau tableau comparatif de widget permettant de vendre sa musique en ligne.

musique en ligne

Mais une fois que le disque est produit, et que la distribution est faite, ne reste qu’à l’artiste à se faire connaitre… sous peine de voir son bijoux sonore croupir au fond d’une étale virtuelle… et ca c’est l’histoire des professionnels de la communication !

La promotion : Avoir un MySpace ce n’est pas une stratégie ! Ce n’est pas magique non plus…
Avoir un MySpace n’a jamais fait vendre, ni connaitre personne. C’est la façon dont on utilise les outils qui permettent d’arriver à atteindre des objectifs. Voila une porte béante enfin ouverte.
Définir une stratégie de promotion, ressemble beaucoup à ce que l’on faisait avant : Définir sa cible, ses objectifs, et son budget, et en faire découler un plan d’action.
Ce plan d’action prendra soin d’intégrer les différents outils mis à sa disposition : widgets communicants (et/ou commercants), espaces sociaux (MySpace, Facebook,…), plates formes de partage de vidéos (Youtube, DailyMotion, etc…), achat d’espace sur des médias,…
C’est à ce moment que vient le stratège en marketing web, celui qui saura orchestrer tout cela, mixer les actions sur le web social avec de l’achat média web et hors web, trouver les bons partenariats, orchestrer les relations presse, (Think Cross Media), planifier le tout à la milliseconde et donner au final la Magic Touch. La Magic Touch ? Non ce n’est pas le dernier bébé de motorolla, c’est le petit truc qui fera que le futur fan, clique sur le bouton qui lui fera découvrir ou redécouvrir l’artiste. C’est le côté créatif, qui créera le buzz, qui rendra l’action virale, et qui fera décoller le nombre de lectures sur le myspace, et le nombre de ventes sur la plate forme.

« Ouais, mais mon public n’est pas sur internet »
La personne qui dit ca a déjà perdu la partie, sans même le savoir… C’est la bourde ultime du producteur, ou artiste antillais. Avec un taux d’utilisation du net nettement supérieur à la moyenne nationale, le média Internet fait partit du quotidien antillais.

Ces audiences ont des médias, des plates formes de vente en ligne, des espaces sociaux dédiées et se structurent même dans les espaces généralistes, attirant des amateurs et afficionados de tous horizons. Bref, web matters… even in the West Indies !! (Internet ca compte… même aux Antilles !).

Loin d’assassiner le disque, Internet met au contraire aux mains des artistes des outils leurs permettant de toucher leur public, comme jamais cela n’a été possible auparavant. Ils ont la possibilité de prendre en main leur carrière, en s’entourant de partenaires beaucoup moins engageants que la major traditionnelle. En effet, il faut que l’on soit bien d’accord, toutes ces petites nouveautés sexys, dessinent en fait des nouveaux métiers soit au sein des majors, soit au sein d’autres structures (Labels virtuels, agences de com,…), l’industrie musicale restant une affaire de professionnels. Mais l’artiste et son producteur peuvent bénéficier d’un contrôle sur sa carrière et sur ses choix, qui ne leur a jamais été donné jusqu’à présent. A eux d’agir en conséquence.

L’agence Multiculturelle définit des stratégies de communication sur Internet pour les annonceurs souhaitant toucher les audiences afros, caribéennes, urbaines et multiculturelles. Contactez nous !

Une communauté online pour Marmara

Voici un petit post de saison : la stratégie de présence online du tour opérateur Marmara, spécialisé dans les séjours pas chèrs en clubs dans la méditerrané.

Au delà de l’habituel site de réservation de voyage orienté transformation client, Marmara a mis en place un blog corporate, et surtout un service communautaire ayant pour but de fidéliser les personnes ayant déjà voyagés avec eux. C’est le Marmara Fit.

Le site propose d’abord de créer son profil, en prenant soin d’indiquer les dates de son séjour et le club visité. Cela permet d’accéder à un espace dédié à celui-ci, dans lequel il est possible de consulter et partager des photos et vidéos, de voir les profils des membres ayant séjournés dans le même club et d’échanger et de discuter avec eux. Le fait de prolonger l’expérience de ses vacances avec les personnes que l’on a rencontré est très intéressant. La baseline du site est en effet : Avec qui repartirez vous en vacances ?

Il est aussi possible de naviguer à travers les clubs permettant de comparer, ambiance, avis et photos.

Le site propose aussi des fonctionnalités annexes comme un espage sondage, permettant à Marmara d’obtenir des feedbacks sur des points précis, mais aussi un outil de quizz permettant de trouver les membres les plus compatibles avec soi.

Enfin, Maramara Fit, joint l’utile à l’agréable en plaçant soigneusement des liens vers le site de réservation, la souscription à la newsletter, et même à un service de développement photo en marque blanche avec Mesvacancesenphoto.

marmara

12 idées pour faire émerger une vraie Industrie de l'Internet et des nouvelles technologies aux Antilles

Cet article vient en rebond à celui sur le fait que la Réunion ait une longueur d’avance dans le domaine, sur les résultats des assises numériques de Mai-Juin dernier, et cette publication de plusieurs associations liées aux TIC.

Le premier postulat est que l’émergence d’une industrie repose sur le nombre d’entrepreneurs rencontrant le succès, le soutien des pouvoirs publics limité à son champ d’action, et la pérennisation de ses 2 premiers facteurs. Cela est donc très lié aux « problèmes » généraux de la création d’entreprise, de l’emploi et de la formation, en local.

Je suis un jeune ou moins jeune, j’ai des compétences, ou juste l’envi. Qu’est ce qui va me faire franchir le pas m’emmenant vers l’entreprenariat ? Et a fortiori vers les TIC ? La facilité d’accès à l’information, et au financement, la proximité des structures d’aides et d’accompagnement, l’omniprésence d’histoires de succès autour de moi, la densité d’entrepreneurs, associés, employés, partenaires, et clients potentiels, dans mon environnement proche. Pour arriver à cela, voici quelques idées, adaptées des sources citées plus haut ou originales.

A. Se fédérer
1.Favoriser la création d’associations, de clubs et de groupements professionnels : Éditeurs web, Régies, Agences de communication, Start-ups/Entrepreneurs hi tech, Créatifs antillais, Étudiants dans des différents domaines (marketing, communication, IT… ).

2.Dynamiser, et moderniser l’offre de ces groupements : Plus d’évènements, plus d’innovation, plus de services offerts, production d’études, d’ouvrages,… Bref, mettre en place des véritables stratégies basées sur la performance, et le bénéfice des membres et celui de toute la communauté économique locale.

3.Favoriser la création d’évènements récurrents dans le domaine de la Technologie aux Antilles : Clubs, Barcamps, Salons, DevCamp, SparkCamp, etc…

Faire en sorte qu’ils soient ouverts à tous, avec différentes approches : professionnels, entrepreneurs, grand public, etc… Favoriser les mini évènements collaboratifs, et participatifs, faciles à organiser, donc faciles à réussir ! Les grandes messes institutionnelles me laissent pantois sur leur véritable intérêt et impact en terme de business.

4.Faire entrer l’entreprise dans tous les lieux de vie de la société. Création de lieux dédiés à l’entreprise ouverts et intégrés.

Créer des pépinières d’entreprise c’est bien, mais y intégrer des lieux d’éducation et de formation, de rencontre et d’échange, c’est encore mieux !
On peut voir le problème dans le sens inverse : Il faudrait créer des petites pépinières dans des lycées, universités, centres commerciaux (vu leur densité sur le territoire antillais !), quartiers difficiles (!), prisons(!!), pour à terme se diriger vers des minis palo alto, silicon valley, silicon sentier, sofia antipolis, etc…

Encore une fois, les investissements monstres pour créer ex nihilo des zones d’activités innovantes et dynamiques, j’y crois moins, que la transformation et l’intégration douce de l’existant.

Par exemple je trouve génial l’idée de créer Chrysalia en Martinique, mais c’est dommage que les étudiants de l’école d’ingenieur en informatique, Supinfo, situés à quelques kilomètres à vol d’oiseau, n’aient pas une place dans le projet. (à moins que je n’en soit pas au courant : Jean-Philippe peut me corriger si je me trompe ! lol)

Je verrais bien aussi à l’intérieur du Lycée Baimbridge, ou à Fouillole, des locaux réservés pour des starts-ups en création, avec une interaction forte avec la communauté éducative et étudiante : stages, travaux et études gratuites d’étudiants et de profs, contre cours et conférences des professionnels aux élèves. Organisation de petits évènements : concours de robotique, de développement de site, de design, networking, conférences thématiques, workshops, etc… encadrés par les start-ups. Ceci ne doit pas être vu comme une contrainte par les entrepreneurs (avec leur planning si serré), mais au contraire, comme de la R&D, de la comm, et de la gestion RH à moindre cout, facilitées et optimisées.

Existant : Com’an nou, ADTIC, Lakaz@TIC, Caribbean entrepreneur, Pépinière de la CACEM, etc…
De beaux exemples français : La Cantine, Designers Interactifs, etc…

B. Mettre en place des structures de financement privés soutenues par les pouvoirs publics
5. Création d’un réseau de business angels antillais, fond d’investissement privé, etc…

6. Mise en place de services augmentant les chances de rencontre entre les investisseurs privés et les entrepreneurs : Évènements, rencontres, sites internet, accompagnement à l’investissement local, Speed Business Meeting, etc…

7. Favoriser les rencontres pan caraïbe. A titre d’exemple, voir « La reconstruction de Fort-de-France financée largement avec des fonds caribéens ».

Rôle des pouvoirs publics : « Labeliser » les investisseurs potentiels et les actions, participer à l’effort de promotion, et de sensibilisation. Point. Qu’on range les subventions au placard… ou alors de manière symbolique dans des cadres promotionnels : concours, trophées, etc…

C. Développer un environnement média favorable

8.Développer de nouveaux supports d’information et de promotion de l’activité économique.

Un petit Big Up pour Be Smart au passage : Magazine sur le Lifestyle Business en Martinique.

9.Pour les médias existants, développer des contenus et des rubriques éditoriales favorisant le stimulation entreprenariale.

Illustration de cela, à Paris j’écoute principalement deux radios : Tropiques FM et BFM. D’un côté il y un monde où le business n’existe presque pas, et de l’autre un monde où les antillais n’existent pas ! Pourtant dans la réalité, les « sphères » économiques et antillaises se recoupent fortement !!

D. Mettre les cultures antillaises au cœur des stratégies

10. Développer des stratégies cohérentes et larges en terme de marchés ciblés.

Qu’on se comprenne bien, il ne s’agit pas de fermer son marché pour des produits qui pourraient être utilisés par tout le monde. Mais il y a un univers de produits et services, où mettre sa culture au centre de sa stratégie peut se relever être un avantage concurrentiel : Production de contenu, services spécifiques et de niche, etc… La particularité est que les antillais étant les meilleurs experts sur leurs problèmes et besoins (pour paraphraser Aliker), sont les mieux placés pour les résoudre, ce qui apporte un avantage concurrentiel indéniable : donc faudrait peut être commencer par ça… Ensuite adapter ses produits pour la Caraïbe avant de penser à les adapter pour la France métropolitaine serait peut être plus judicieux (Modèle Digicel dans l’autre sens).

Entreprises : Ne pas oublier qu’en France métropolitaine, il y a au bas mot, 500 000 antillais, dont un certain nombre d’entrepreneurs, prêts à adopter vos produits, et à vous accompagner dans votre développement !

E. Sensibiliser et évangéliser particuliers et professionnels

11.Développer les best practices et se benchmarker par rapport aux meilleurs du marché mondial.

Est-ce un complexe d’infériorité ou alors un manque de vision au delà des limites des îles ? En tout cas, j’ai constaté un phénomène de limitation de la qualité des produits et services rendus et un manque d’ambition de développement hors des Antilles, chez certains entrepreneurs. Mais c’est loin d’être une généralité, et des entrepreneurs antillais vont de temps en temps se frotter à des secteurs concurrentiels où des leaders mondiaux existent : weXpay (Vs Paypal), g2j dans les solutions de vidéoconférence pour les entreprises, etc…

12. Favoriser la diffusion des pratiques et des outils innovants au sein des entreprises, et du grand public

C’est le travail de tous, entreprises, institutions, particuliers : Cela va d’expliquer à son petit neveu ce qu’est un flux RSS, à expliquer à son client qu’est ce que peut lui apporter les outils de l’entreprise 2.0, à mettre en place et participer à des campagnes de sensibilisation publiques ou professionnelles (Fête de l’Internet, évènements, etc…).

Cette liste est ouverte, et je vous invite à l’amender, la compléter, la diffuser…

Si vous êtes une administration, une entreprise ou un particulier, et que vous avez comme projet de mettre en œuvre l’une de ses idées, n’hésitez pas à nous contacter nous serons ravis de contribuer à la réussite de votre projet !

Découverte Web Afro : Afrodytes

Afrodytes est un réseau social de niche dédié aux produits de beauté Afros.

Afrodytes réunit une communauté d’utilisateurs (Une petite centaine pour le moment), qui peut ajouter des produits et des services liés à la beauté afros et partager des avis avec les autres utilisateurs.

Niveau fonctionnel, on trouve des répertoires de produits, et de services liés à la beauté (coiffeurs, etc…), que les utilisateurs peuvent parcourir. Ils peuvent critiquer les produits existants et en rajouter. Il y a aussi un forum et un répertoire des membres de la communauté.

C’est un service social où l’intelligence collective (votes, recommandations, commentaires, avis…) de la masse des utilisateurs de la communauté permet d’orienter des actes d’achat.

Afrodytes me fait plaisir sur plusieurs points. D’abord il s’éloigne du modèle exclusivement éditorial prédominant dans l’offre des sites afros. Il se différencie alors beaucoup plus et apporte plus de valeur aux utilisateurs en étant le seul (pour le moment) à répondre à ce besoin non couvert.

Le design n’est pas transcendant, mais l’ergonomie est assez bonne, et c’est le plus important.

Afrodytes doit faire maintenant grandir sa communauté, et a choisit pour le moment d’afficher de la pub (Adsense).

beauté afro cosmétique